Cour intérieure du château de Merville
Les descendants du marquis de Chalvet
Façade arrière du château de Merville
Historique |
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Plan du village de Merville au |
Le nom de Merville remonte sans doute à l'ancien site gallo-romain "la villa d'Omer" sur lequel fut édifié un village fortifié au Moyen-âge. Parce que la seigneurie de Merville fut longtemps divisée entre deux titulaires, deux châteaux s'élevaient autrefois à l'intérieur du village. L'un des deux appartient à la famille de Chalvet depuis le XVIIe siècle. Originaire d'Auvergne, les Chalvet prirent le nom de Rochemonteix lorsque, au début du XVe siècle, Géraud de Chalvet épousa l'héritière de la terre de Rochemonteix, située à quelques kilomètres de Merville. Les Chalvet conservèrent cette terre jusqu'en 1661 et y édifièrent le château qui est parvenu jusqu'à nous. C'est en 1734 que le marquis Henri-Auguste de Chalvet-Rochemonteix, grand sénéchal de Toulouse et d'Albigeois, hérita de son frère la seigneurie acquise du marquis d'Escoda de Boisse. Il décida d'y édifier une maison de campagne plus digne de sa charge que le vieux château branlant hérité de ses aïeux. Le projet était ambitieux puisque, entre les murailles du village, se serraient une cinquantaine de maisons. Heureusement, le marquis possédait un appui financier non négligeable en la personne de son oncle, le généreux et surtout très riche Louis-Henri de Chalvet, grand prieur de l'ordre de Malte. Grâce aux largesses de ce dernier, le marquis put déplacer les habitants, raser le village et les deux vieux châteaux qui s'y élevaient et combler les anciennes douves. La construction du château fut entreprise en 1743 et, en véritable homme des Lumières, le sénéchal tint à dicter lui-même les plans de la maison et du parc à l'architecte toulousain Maduron. Après que les pierres de l'ancien château eurent servi à construire les soubassements, près de trois cent mille briques furent nécessaires pour édifier Merville. Le sénéchal créa une briqueterie spécialement à cet effet. Le bâtiment présente un plan en U dont l'axe de symétrie est souligné par un avant-corps à pans coupés de trois travées. Cet avant-corps est couronné d'un fronton triangulaire percé d'un oculus. Maduron signa l'expertise de fin de travaux le 5 mars 1759. Les travaux avaient duré un peu plus de quinze ans. A la mort du marquis de Chalvet, en 1772, le château passa à son fils André-Antoine, qui, bien que jeté en prison sous la Terreur, parvint à garder non seulement sa tête mais aussi son château. Si à la révolution, de nombreuses demeures furent vidées de leur décor du fait de la ruine de leurs propriétaires ou, plus généralement, après avoir été vendues comme bien d'émigrés ou de condamnés, Merville eut la chance de conserver son ameublement et son décor. La petite-fille d'André-Antoine de Chalvet fit entrer Merville dans la famille Villèle en épousant le fils du célèbre ministre de Louis XVIII, puis la maison passa par héritage au marquis de Beaumont du Repaire dont descendent les actuels propriétaires. |
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